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 Six feet under, or... ? {Paul

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Seth McCormick

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In the Bullet
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MessageSujet: Six feet under, or... ? {Paul   Lun 25 Aoû - 23:10

L’hôpital… sans doute le dernier endroit où le jeune homme aurait voulu se trouver à cet instant, tant il lui semblait évident qu’il y finirait peut-être sa vie s’il ne trouvait pas rapidement une cause à tout ça, mais c’était ici que les personnes souffrantes du soit disant virus avait justement terminé la leur, et il avait fallu qu’il y mette les pieds pour voir si de nouvelles informations avaient été découvertes. Fort heureusement il passait cela sous le couvert de sa propre enquête qui justifiait chacun de ses faits et gestes dans cette ville, sans qu’il ait besoin de trouver une histoire au fait qu’il réclame également des informations pour savoir si de tels symptômes avaient déjà été enregistré à une époque ou à une autre. Bien qu’il en doutait grandement, il devait savoir si la malédiction avait déjà frappé autrefois, et si c’était le cas, qui. L’importance pouvait paraître plutôt ridicule en un sens, pourtant s’il réussissait à découvrir cette personne, peut-être que ses descendants sauraient quelque chose, et pourraient alors l’orienter sur la piste de l’un des descendants des jeteurs de sorts.

En effet, Seth était persuadé que s’il réussissait à les retrouver, il serait possible de faire quelque chose, d’inverser la situation et de sauver des vies. Certes… si par exemple Hugo Berckford y perdait la vie en tant que sacrifice volontaire, il ne dirait pas non. Car depuis un certain soir… on ne pouvait pas dire que les deux hommes se portaient une amitié sans limite, même s’il savait que certaines de ses connaissances l’appréciaient, Cate par exemple. Chose qu’il n’arrivait à comprendre, chose qui provoquait par instant des disputes dignes des plus grandes pièces de théâtre. Molière, Racine et tant d’autres pouvaient aller se rhabiller, jamais ils n’avaient pu concevoir des tirades si réalistes qu’elles en devenaient parfois blessantes. La jeune femme l’aidait également dans son enquête… indirectement, mais son nom ouvrait des portes, déliait bien plus de langues que le sien ou simplement son insigne, cela pourrait même en devenir étrange à la fin, mais l’argent achetait tout, même les consciences les plus honnêtes.

« Je ferai des recherches… mais je ne vous garantis rien inspecteur. » marmonna un vieux médecin, ses contacts à l’intérieur de l’hôpital ayant de toute évidence choisis de prendre leur jour de congé à la même date, il avait dû faire avec le docteur Medford.

Plutôt tassé, le vieux bonhomme avait au moins le mérite d’être aussi vieux que certains murs du bâtiment, et devait donc être l’un des plus compétents pour se souvenir d’un cas ou d’un détail, mais comme il l’avait dit au jeune McCormick, il avait besoin de farfouiller dans ses dossiers pour retrouver quelque chose. D’autant plus que son demandeur avait dit de chercher tout ce qui se rapprocherait du moindre symptôme. Le vieil alchimiste… ainsi allait son accoutrement lui faisant ressembler au père noël, se gratta le sommet du crâne avec hésitation, ne sachant pas vraiment pas où commencer ses recherches. C’est que ce n’était pas tous les jours que l’on venait lui demander de se souvenir de chaque cas qu’il avait pu voir passer dans sa carrière, mais il ferait un effort, parce que l’homme devant lui avait la loi de son côté, mais également une personne importante qui le soutenait dans l’ombre, il le savait très bien.

« Je vous appelle dès que j’ai quelque chose. » bougonna-t-il une nouvelle fois sans laisser le temps à l’inspecteur de reprendre la parole. Seth acquiesça donc du chef, avant de la reprendre tout de même, tout en tendant ce qui ressemblait à une carte à son interlocuteur.
« Merci bien docteur, voici un numéro sur lequel vous pourrez toujours me joindre. Même si vous avez le moindre doute, n’hésitez pas surtout. »

Le praticien inclina positivement son visage avant de le replonger dans ses papiers pour lui signifier clairement qu’il pouvait s’en aller à présent. Seth avait véritablement l’impression d’avoir pénétré dans l’antre d’un vieil ours qui ne supportait que difficilement le fait que l’on vienne le déranger dans son travail. Un léger sourire arquant ses lèvres, le flic sortit du bureau vaguement amusé par le vieil homme qui n’y pouvait rien en vérité, puisqu’il s’agissait là de son caractère tout simplement. Et déjà, il esquissait quelques pas dans le couloir avant de manquer percuter quelqu’un…

« Pardon… » commença-t-il avant de s’apercevoir de qui il s’agissait.

Aussitôt son visage se ferma, ses lèvres se pinçant un tant soit peu sous la mauvaise surprise qu’il avait sous les yeux. Il avait encore une excuse pour se trouver entre ses pattes celui-là ou bien allait-il enfin lui dire clairement qu’il le suivait ? Ses cheveux sombres, ses yeux verts, sa petite gueule de journaliste prêt à tout pour avoir son scoop commençait sérieusement à l'énerver. Car si ce dernier devait sans doute plaire aux jeunes filles au point que les coïncidences devaient ravir ces dernières, Paul Evergreen n’était vraiment pas le genre qui attirait le policier qui fronça immédiatement les sourcils de contrariété. Inutile de préciser qu’il était tout simplement excédé de le retrouver partout et que la colère germait déjà dans ses veines.

« Encore vous ? C’est quoi aujourd’hui, un suicidé qui a sauté d’un pont et vous couvrez l’évènement ? Arrêtez de me prendre pour un idiot et de me suivre partout ! » déclara-t-il tout en mêlant cynisme et colère contenue, sa voix ne dépassant pourtant pas le ton de la courtoisie pour ne pas attirer les regards.

Il tentait de prendre sur lui… tout en ignorant véritablement si leurs recherches les menaient exactement aux mêmes endroits, ou si comme il venait de le signaler, l’autre ne faisait que le suivre pour tenter de ramasser les quelques miettes que les personnes qu’il interrogeait laissaient s’échapper lorsqu’il n’était plus là. Pour tout avouer, ce n’était pas tant le fait qu’il apprenne tout cela, mais qu’il finisse par le divulguer trop tôt… ou pire encore, qu’il fasse courir le bruit qu’un inspecteur s’amusait à courir après une chimère au lieu de véritablement chercher la cause de l’épidémie. Aussi… comment lui reprocher de conserver difficilement son calme dans un cas comme celui-ci ?
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Paul Evergreen

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MessageSujet: Re: Six feet under, or... ? {Paul   Mar 26 Aoû - 17:15

La tête rentrée dans les épaules, les yeux couverts de ray-ban solaires et les mains bien accrochée au volant de sa cherokee, Paul avait conscience du ridicule de la situation. Le regard rivé sur la voiture de l’inspecteur McCormick, voilà déjà deux semaines qu’il essayait d’obtenir la moindre pette information de ses déplacements. Jusque là sa technique n’avait pas été très florissante, il avait réussi à glaner quelques noms de soi-disant condamnés et deux où trois actes de décès louches, mais rien qu’il ne savait déjà. De toute évidence, le flic était bien plus prudent qu’il ne l’avait imaginé.

Après quelques minutes d’attentes, Paul aperçût McCormick sortir du café devant lequel il s’était garé. « S’il a acheté des donuts, il risque de descendre dans mon estime ! » ricana-t-il.
Il attendit de voir la voiture tourner pour démarrer son moteur et le suivre à bonne distance. La jeep était loin d’être ce qu’on trouvait de plus discret, mais Paul n’allait tout de même pas changer de voiture pour quelques filatures d’autant qu’il ne pourrait pas le faire passer en frais de déplacement au Vista.


Durant le trajet, l’inspecteur ne semblait pas s’être rendu compte de la présence d’un espion, il se gara devant l’hôpital et mis pied à terre. Le policier pénétra l’enceinte médicale d’un pas décidé. Paul du accélérer sa cadence pour ne pas le perdre. Néanmoins, il prit la peine de se dissimuler à chaque trépignement de l’homme. Il semblait à la recherche de médecin particuliers « il a sûrement plus d’indic que moi ici ! » pensa Paul, il avait vite compris que les cartes de presse et les insignes n’avaient pas le même public. Certains employés de l’hôpital craignaient la désinformation tandis que d’autres anonymes étaient prêts à tout pour qu’on cite leur nom dans le journal. Mais il restait indéniable que la police jouait facilement les cartes « garde à vu » et « loi » qui déstabilisait bon nombre de gens.

Alors que Paul réfléchissait au meilleur moyen de s’approprier les indices retenus par McCormick, il vit ce dernier entrer dans un bureau. « Dr Medford » indiquait la plaque sur la porte. Evergreen avait déjà eu affaire avec ce docteur lors d’une histoire de sang contaminé. Une vraie tombe ! Il colla tout de même son oreille contre la porte au cas où il ne lâche accidentellement quelque chose d’intéressant.

« Je vous appelle dès que j’ai quelque chose. »
« Merci bien docteur, voici un numéro sur lequel vous pourrez toujours me joindre. Même si vous avez le moindre doute, n’hésitez pas surtout. »

La conversation n’avait pas été bien passionnante, mais Paul sentait que le flic obtiendrait plus du vieil homme qu’il n’avait pu avoir il y a quelques mois. Entendant la fin de la conversation, Paul se hâta de reprendre le chemin de la sortit alors que McCormick venait de le tamponner lourdement. L’homme s’excusa, mais après avoir découvert le visage de sa victime, il changea radicalement d’expression.

« Quel con ! » lâcha le journaliste déçu d’être pris sur le fait.

« Encore vous ? C’est quoi aujourd’hui, un suicidé qui a sauté d’un pont et vous couvrez l’évènement ? Arrêtez de me prendre pour un idiot et de me suivre partout ! »

« ça fait bien longtemps que je suis passé à autre chose, pour tout vous dire je viens rendre visite à mon grand-père, et si nous nous croisons aussi souvent, il faut y voir un signe du destin mon vieux, on est sûrement fait l’un pour l’autre ! » lança-t-il avec ironie. Paul savait répondre avec répartit à la moindre accusation, mais l’inspecteur l’avait croisé pas moins de 12 fois en l’espace d’une semaine, autant dire que même le reporter n’avait pas vraiment confiance en ses arguments.

McCormick le regarda d’un air incrédule, il s’en serait douté. Pourtant il ne rajouta pas un mot. Il semblait ne pas vouloir se faire remarquer, Paul profita de cette occasion pour entrer dans l’ascenseur qui venait de s’ouvrir, suivit de près par le jeune enquêteur.

« Bon , et bien moi je monte ! » annonça Evergreen alors que son doigt s’approchait du tableau des boutons. Il chercha désespérément un service gérontologie ou cancérologie dans les étages supérieurs mais ne trouva que la pédiatrie et la gynécologie. Observé par le flic, il se sentit vraiment ridicule et attendait une réaction plutôt musclée de la part de ce dernier.
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